Le projet
Les chiffres clés du projet
24 ha
de parcelles en grande culture
3,7 ha
de panneaux solaires
8,7 MWc
de puissance installée
11,1 GWh
de production annuelle estimée
~ 2 649 foyers
foyers alimentés en électricité (avec chauffage)
~ 2 276 tonnes
de CO2 évitées par an
Localisation : où se situe le projet ?
Le projet est localisé en majorité à l’Ouest de la commune d’Issoudun. Une petite partie du projet se situe aussi sur la commue des Bordes.
Issoudun est une commune française et une sous-préfecture située dans le département de l’Indre, en région Centre-Val de Loire.
Calendrier : où en est-on ?
Juillet 2024
Lancement des études environnementales, paysagères et agricoles
Octobre 2024
1ère rencontre avec la Mairie
Octobre 2025
Pôle EnR
Novembre 2025
Comité de projet
Décembre 2025
Finalisation de l’étude d’impact
Janvier 2026
Dépôt du dossier de demande de permis de construire
Mars 2026
Dépôt demande de permis de construire
Mi 2027
Enquête publique
Fin 2027
Décision du préfet
Automne 2028
Début construction
Mi 2029
Mise en service
La dimension agricole au cœur du projet
Le dérèglement climatique fragilise durablement les activités agricoles. La multiplication des aléas – sécheresses, fortes chaleurs, gel, grêle ou épisodes météorologiques extrêmes – impacte directement les cultures, les sols et les conditions d’élevage. Ces évolutions rendent les productions plus incertaines et complexifient la pérennité des exploitations.
Dès les premières réflexions, les exploitants ont partagé les difficultés rencontrées sur leur exploitation, liées notamment à la variabilité des rendements, à la dégradation des sols et aux contraintes croissantes sur les ressources naturelles.
Ainsi, le projet agrivoltaïque s’inscrit comme un levier d’adaptation et d’innovation agricole.
Il vise à :
- Préserver la réserve utile en eau des sols par la limitation de l’évapotranspiration par les panneaux.
- Protéger les cultures contre les coups de chaud dans le climat actuel et futur.
- Piloter la position des panneaux pour garantir un rayonnement suffisant aux stades critiques.
- Sécuriser l’avenir des exploitations grâce à des revenus complémentaires et durables.
- Contribuer à la production d’une énergie renouvelable locale, au service du territoire.
Des projets strictement encadrés par la réglementation
L’agrivoltaïsme est encadré par la loi APER du 10 mars 2023 et le décret du 8 avril 2024. Pour être reconnu comme tel, un projet doit garantir que l’activité agricole demeure l’activité principale de l’exploitation.
L’installation agrivoltaïque doit également apporter au moins un service direct à la production agricole, sans dégrader les autres, tels que :
L'amélioration du potentiel et de l’impact agronomique
La protection
contre les aléas
L'adaptation
au changement climatique
L’amélioration
du bien être animal
Par ailleurs, le projet agrivoltaïque doit appliquer de nombreux critères réglementaires. Le schéma ci-dessous en illustre certains :
- Surface non exploitable : la réglementation limite à 10 % maximum la part de surface rendue non exploitable par l’installation au sein de la parcelle agricole
- Taux de couverture : le taux d’occupation surfacique des panneaux photovoltaiques à plat ne doivent pas dépasser 40 % de la surface de la parcelle agricole, afin de préserver la fonctionnalité des parcelles, la conduite des pratiques agricoles et le développement végétatif des plantes.
- Libre circulation des engins et des animaux : le dimensionnement et l’implantation des structures doivent permettre l’utilisation des outils agricoles et le maintien des itinéraires techniques.
- Activité agricole significative : l’exploitation des panneaux est conditionnée au maintien de l’activité agricole et de ses rendements. En cas d’arrêt de la production agricole, l’exploitation photovoltaïque ne pourrait pas se poursuivre.
Ces exigences garantissent que l’agrivoltaïsme reste avant tout un projet agricole, au service des exploitants et du territoire.
Un projet sur mesure pour l’exploitation de Ludovic Hoeffelin
Les pratiques agricoles et les besoins du terrain ont été pleinement intégrés dans la conception du projet. Les échanges menés avec l’expert agricole de Verso Energy et le bureau d’études spécialisé ont permis de concevoir une installation tenant pleinement compte des pratiques agricoles : chaque choix technique a été adapté pour préserver et faciliter l’activité sur les parcelles.
Contrairement aux centrales solaires classiques qui utilisent des panneaux fixes orientés vers le sud, notre projet agrivoltaïque utilise une technologie de type trackers, c’est-à-dire des panneaux capables de s’orienter au cours de la journée.
Le pilotage des panneaux s’adapte avant tout aux besoins des cultures et aux pratiques agricoles. Ainsi, leur position peut être ajustée pour faciliter le passage des machines ou répondre à des besoins agronomiques spécifiques. Lorsque les plantes n’exigent un niveau d’ensoleillement particulier, les panneaux suivront alors la course du soleil pour optimiser la production d’énergie.
Des dimensions de structures adaptées aux pratiques agricoles
Le dimensionnement des interpieux entre les trackers photovoltaïques, ainsi que leur hauteur, a été conçu de manière à garantir la compatibilité avec l’ensemble des outils agricoles utilisés par les exploitants, tout en assurant une couverture suffisante pour bénéficier des effets agronomiques attendus.
Les panneaux peuvent être orientés pour faciliter le passage des machines agricoles, en adoptant un positionnement défini selon les besoins de l’exploitant, ou pour permettre la libre circulation des animaux sur l’ensemble de la parcelle.
L’implantation du projet
Le scénario d’implantation final est le résultat d’une variante adaptée aux pratiques agricoles et aux enjeux du territoire. Celui-ci a été pensé pour répondre aux exigences réglementaires tout en prenant en compte les dimensions humaines et environnementales, en concertation avec les acteurs locaux.
L’intégration paysagère
Dès la conception du projet agrivoltaïque, une attention particulière est portée à son intégration dans le paysage local. Les choix d’implantation et d’aménagement visent à limiter la perception visuelle des installations et à préserver l’identité du territoire.
Plusieurs principes guident cette démarche :
- Évitement des secteurs les plus sensibles : les parcelles présentant les enjeux paysagers les plus forts ont été exclues de la zone d’implantation.
- Plantations paysagères : sur les secteurs identifiés comme sensibles, des haies composées d’essences locales et adaptées sont prévues afin de réduire les vues directes sur les installations et de renforcer les continuités paysagères.
- Installation d’une halte de repos : Une halte de repos avec des tables de piques niques et arbres pour apporter de l’ombrage sera installée en bordure de la centrale sur le chemin de randonnée le longeant. Des panneaux pédagogiques permettront de renseigner les promeneurs sur l’histoire du site et l’agrivoltaïsme.
Afin d’accompagner la compréhension du projet, des photomontages réalisés par un bureau d’étude paysagiste illustrent différentes situations :
- l’état actuel du site ;
- le site après l’intégration des haies le cas échéant.
Ces éléments permettent d’appréhender l’insertion du projet dans son environnement à moyen et long terme.